Eglise Catholique en Langonnais
 

 

 

 

Paroisse de
Saint Macaire

Saint Sauveur

Relais Pastoral
du
Pays de Saint Macaire

St Macaire : Makarios, grec né à Rome, se fixe à Ligena (ancien nom de la ville) mort en 430 ,inhumé dans la chapelle St Laurent.. en 1027 son corps est transporté en la cathédrale St André de Bordeaux.

EGLISE : St Sauveur, construite à l'emplacement de l'ex chapelle St Laurent, détruite en 1098, reconstruite du XII° au XIV°s. par les moines. Plan à croix latine de 59 m de long et 26  de large. Sur le mur extérieur nord de la nef, une inscription mentionne que l'église est consacrée le 20 janvier 1040, c'est un modillon rond avec chrisme et alpha et oméga. Dégradée par les Protestants, reconstruite par les Jésuites. Chevet tréflé roman, nef unique voûtée de croisées d'ogives, sa longueur est de 39,40 m et est large de Il mètres. Abside circulaire à l'intérieur, polygonale à l'extérieur, coupole nervurée. Première travée romane, 2° et 3° des XII°-XIII°s., 4° gothique. Bénitier du XIII°s., schrisme de 1039. Clocher hexagonal du XIII°s. exhaussé en 1624, rosace et fronton du XV°s., chapiteaux du portail historiés du XII°s. : Daniel dans la fosse, l'Annonciation, le sacrifice d'Isaac. Peintures de la voûte du XIII°s., restaurées en 1825 par Sandré. Cul de four de l'abside orientale: la mandorle centrale représente le Père sous les traits du Fils de l'homme, dans sa bouche une épée, dans sa main droite sept étoiles, dans sa main gauche les clés. Dans la mandorle nord, on trouve l'agneau apocalyptique à sept cornes, dans la mandorle sud: Matthieu l'évangéliste, à l'extrémité deux anges, au centre de la mandorle, quatre cercles entrelacés: la Jérusalem céleste. Sur le doubleau oriental: Vierges sages et folles, sur le doubleau sud: la légende de Ste Catherine, sur celui du nord: la légende de St Jacques le Majeur. A l'ouest le miracle de St Jacques.

Statue de la Vierge à l'Enfant en bois doré du XV°s. haute de 1,90 m. Dans le chœur à gauche, Vierge à l'Enfant de 1900, haute de 1,35 m. Un Christ régnant et bénissant du XVIII°s., reliquaire du XIII°s. Deux toiles du XVII°s. : St Macaire et la Vierge (St Macaire offrant à la Vierge une maquette du monastère) - Apothéose de St Ignace de Loyola Chapiteaux: Tobie et le poisson, griffons et homme-oiseau du XVII°s. St Martin défit les païens du XI°s.

Absidiole sud: lions, Daniel et Habacuc, absidiole centrale: l'Annonciation. Dans l'absidiole nord statue de St Antoine. Chapiteaux historiés dans les deux absidioles.

La rosace est du gothique flamboyant du XV°s. Quadrupède marqué d'une croix.

La sacristie située à la base du clocher repose sur un ancien charnier, en réalité un cimetière car de 1200 à la Révolution il était d'usage d'ensevelir dans les églises, mais les cimetières existaient également (un devant l'église, à sa place le monument aux Morts).

Portail arc extérieur: personnages ailés. Sur la 3° voussure Vierges sages et folles, Jugement dernier, St Sauveur entre deux anges, les apôtres (11).

Chapelles: du Midi, autel Ste Catherine avec Vierge provenant de l'église des Cordeliers et statue de St Joseph - dans la chapelle Nord, autel N.D. Lavabo liturgique dans le chœur. Les vantaux (dans le porche) sont du XIII°s. Cadran d'horloge en pierre de 1662. Il existait dans la paroisse 8 confréries.

 

Saint Macaire
Le rocher de Semmacari (nom gascon) forme le verrou historique du Bordelais sur la Garonne, à l'endroit où commencent à s'épuiser les effets de la marée. L'établissement gallo-romain qui l'occupe du temps de Ligéna est étroitement associé à l'autre rive qui accueillera Langon. Dès le XIe siècle, le duc d'Aquitaine y assoit un château fort et l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux l'un de ses prieurés les plus florissants.

Avec l'instauration du « privilège des vins », l'expansion du commerce en Garonne lègue à Saint-Macaire les atouts complets d'une cité marchande, de l'église embellie de peintures murales à la puissante enceinte fortifiée, en passant par la place du Marché, jalonnée de galeries à arcades et les demeures des négociants rehaussées de baies géminées ou plus tard de fenêtres à meneaux. La ville accède alors au statut communal avec un premier maire signalé dès 1256.

Après la mise à sac des établissements religieux par les huguenots et le démantèlement du château au sortir de la Fronde, la Garonne s'éloigne des remparts : le port est déplacé en 1658 de l'extrémité est à l'extrémité ouest de l'enceinte fortifiée. L'essor du commerce triangulaire au siècle favorise le départ sur Bordeaux et les Antilles des familles bourgeoises de la cité qui, à la veille de la Révolution, devient un pôle artisanal. Saint-Macaire se mobilise d'abord sur l'extraction de la pierre, période durant laquelle plusieurs monuments sont détruits pour récupérer le précieux matériau, comme le prieuré bénédictin, l'église des Cordeliers ou les remparts.

La tonnellerie prospère ensuite jusqu'à l'entre-deux-guerres, les ateliers colonisant les anciennes demeures de marchands désaffectées. Une usine de chaussures maintient une activité économique jusqu'à la fin des Trente Glorieuses avec la marque « Patalo ».


C'est au même moment, après une protection officialisée en 1965, que s'ancre dans l'esprit des Macariens l'aspiration à la sauvegarde et à la réutilisation de leur patrimoine. Le projet local repose désormais sur un objectif, « habiter aujourd'hui des maisons d'hier », et le dernier recensement a enregistré un regain significatif de la population.

Site web : www.saintmacaire.fr